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Le bilan psychologique

A. Quand faut-il faire un bilan psy ?

B. Un bilan psychologique est-il utile avec l'enfant souffrant de TDAH (Trouble déficit de l'attention et de l'hyperactivité)?

C. Faut-il faire un bilan psychologique avec un enfant dyslexique ?

D. Mais pourquoi donc un bilan psychologique avec un enfant surdoué ?

E. Détecter précocement les pathologies graves et les troubles du développement ainsi que lest troubles de la personnalité, chez tous les enfants y compris les enfants surdoués, dyslexiques ou souffrant de Tdah

F. Pourquoi un bilan psychologique peut-être nécessaire pour l’adulte ?


A. Quand faut-il faire un bilan psy ?

  1. Si votre enfant est en souffrance psychologique, quelle qu'en soit la cause, un bilan psychologique vous aidera à diagnostiquer le problème et le psychologue essayera de vous aider à trouver une solution.
  1. Dès 2 ans et 6 mois, il est possible de faire un bilan intellectuel et affectif permettant de diagnostiquer des caractéristiques particulières ainsi que des pathologies altérant la croissance cognitive et affective de l'enfant.

B. Un bilan psychologique est-il utile avec l'enfant souffrant de TDAH (Trouble déficit de l'attention et de l'hyperactivité)?

  1. Constat
  • L'enfant hyperactif souffre de son comportement, mal toléré, générant le rejet par l'entourage, les punitions.
  • Les troubles de l'attention vont avoir souvent comme résultat des difficultés scolaires.
  • Le THAD peut masquer une intelligence très supérieure qui restera sous estimée par une réussite scolaire moyenne voire insuffisante.
  • Alors qu'avec le temps, le sujet souffrant de TDAH pourra mieux fonctionner sur le plan intellectuel, il aura pris une voie de garage s'il n'est pas bien évalué et si des mesures ne sont pas prises.
  • Lors de nos bilans nous pouvons donc effectuer des tests spécifiques pour l’attention qui seront à mettre en relation avec les observations des parents et des enseignants.
  1. But du bilan avec l'enfant TDAH
  • Il est donc souhaitable de comprendre son fonctionnement intellectuel et affectif afin d'orienter la prise en charge psychothérapeutique ou pédagothérapeutique (logopédie, psychomotricité) et pédagogique.
  • Le but est de comprendre comment s'insère son trouble dans sa personnalité, comment il gère ses émotions, comment l'aider. Ces informations peuvent être très utiles pour les enseignants comme pour les parents.
  1. Les associations sont là pour aider les parents
  • À s'orienter dans le monde médical, psychologique, pédago-thérapeutique, scolaire.
    Lien à ASPEDAH web site
  • Pour leur fournir un soutien dans leur tache éducative.

C. Faut-il faire un bilan psychologique avec un enfant dyslexique ?

  1. Le diagnostic de dyslexie est du ressort de la logopédiste
  1. Cependant un bilan psychologique permettra de comprendre le fonctionnement intellectuel, notamment évaluer l'intelligence non verbale et contrôler l'évolution de l'intelligence verbale, mise à mal chez les personnes souffrant de troubles du langage oral et/ ou écrit.
  1. La dyslexie peut masquer une surdouance intellectuelle, l'enfant risque d'être sous estimé en fonction de son rendement scolaire moyen
  1. La surdouance peut masquer une dyslexie
  1. Le test de QI, à lui seul, ne permet pas de détecter la dyslexie car le test ne sollicite pas du tout le langage écrit (l’enfant ne doit ni lire, ni écrire). Chez la plupart des enfants dyslexiques, le QI verbal est plus bas que le QI non verbal, mais il ne s’agit pas d’une règle absolue. En effet, par exemple, les enfants surdoués peuvent avoir un QI verbal extrêmement élevé et présenter une dyslexie-dysorthographie qui ne sera donc pas détectée par l’examen psychologique standard. C’est donc pour cette raison que, lors de nos bilans, nous faisons lire et écrire nos patients afin de déterminer si un bilan logopédique est nécessaire.

D. Mais pourquoi donc un bilan psychologique avec un enfant surdoué ?

  1. Constat
  • Selon mon expérience, parmi mes consultants à haut potentiel intellectuel, je retrouve 56% des HP qui se portent bien et sont bien intégrés en classe.
  • Ce chiffre baisse dans la tranche 11-18 ans.
  • S'il est indéniable que de nombreux surdoués ne présentent pas de problèmes, nous devons signaler la surdouance en tant que facteur de risque dans le développement de l'enfant notamment à cause de l'inadaptation de ce sujet, hors norme, à des programmes scolaires conçus pour l'enfant " moyen" avant tout.
  • De plus, certains enfants surdoués présentent des difficultés relationnelles qui alertent les parents et les amènent à consulter.
  1. La surdouance : un problème ?
  • La surdouance intellectuelle n'est pas une maladie mais une caractéristique importante du Moi du sujet, qui peut être associée à d'autres particularités et même à des pathologies psychiatriques.
  • Elle devient en soi un facteur de risque car elle peut générer une inadaptation sociale et scolaire avec toutes les conséquences sur l'équilibre psychologique du sujet.
  • Certaines combinaisons peuvent être délétères pour le développement, notamment lorsque l'intelligence se construit uniquement pour lutter contre une souffrance psychique.
  • Le TDAH (trouble déficit de l'attention et de l'hyperactivité) et la dyslexie peuvent masquer la surdouance et compromettre fortement l'utilisation du potentiel intellectuel.
  • L'examen psychologique est donc important afin d'établir une analyse fine et scientifique du fonctionnement psychologique global de l'enfant et de l'adolescent dont le développement peut se trouver compromis si l'orientation pédagogique et éducative ne répondent pas à ses besoins propres, besoins qui sortent des normes admises pour des personnes du même âge.
  • L’enfant HPI peut être en difficultés scolaires (11 à 16% selon les statistiques, tous âges confondus). Il est plus élevé chez les 11-18 ans mais peut être largement évité (dans 60% des cas de notre consultation) par des mesures adéquates, prises avant que l’adolescent entre dans le cercle vicieux de l’échec. S’il ne souffre pas de troubles associés (dyslexie-dysorthographie, TDAH, troubles du développement ou du comportement, troubles anxieux, etc..) l’inadaptation acquise est souvent la cause principale des problèmes scolaires du HPI.
  • L'inadaptation reste une des sources de souffrance la plus répandue chez ces enfants, elle peut revêtir différentes formes.
  • De nombreuses mesures sont mises en ouvre pour y remédier. La première étape consiste donc à identifier l'enfant surdoué. Le questionnaire on-line de J.Ch. Terrassier vous permettra de décider si votre enfant a des chances d'être dans cette catégorie et s'il vaut la peine de faire un bilan.
    Lien à ANPEIP web site.
    Cependant, si l'enfant souffre il ne faut pas hésiter à consulter.
  1. Pourquoi faut-il détecter la surdouance intellectuelle par un examen psychométrique?
  • L'identification en milieu naturel (entendez : école et famille essentiellement) s'avère difficile.
  • Un examen objectif de la situation s'impose afin de dégager une image cohérente de l'intelligence de l'enfant ainsi que de l'insertion de son efficience intellectuelle dans le fonctionnement psychologique et relationnel global.
  • Il est donc important de détecter la surdouance grâce à un bilan psychométrique, non seulement parce que les images de lui que peut donner un enfant varient d'un milieu à l'autre, mais aussi parce que l'enseignement n'est pas adapté aux enfants à haut potentiel intellectuel.
  1. Les associations d'enfants surdoués
  • Visent à favoriser d'autres compétences en dehors du " pur intellectuel "chez les enfants et adolescents à haut potentiel.
  • Par ailleurs elles apportent aide et soutien aux parents qui peuvent se sentir seuls avec un enfant ou un adolescent hors normes.
    Lien à ASEP web site
  1. Les outils du psychologue : dès 3 ans le psychologue a des outils lui permettant de mettre en évidence ce potentiel.
  • Cependant, des tests à 3 ans peuvent être influencés par la labilité émotionnelle du petit enfant et il est souhaitable d'attendre l'entrée à l'école enfantine pour les pratiquer, tout en sachant qu'à cet âge l'enfant n'a pas souvent la maturité pour travailler longtemps et manque de motivation.
  • De nombreux surdoués sont capables de réussir à un niveau d'excellence un test de QI à 3 ans.
  1. les tests remis en question ?
  • L'utilisation des tests a soulevé des nombreuses questions. Pour résumer je dirai qu'ils sont perfectibles et qu'ils ne seront jamais parfaits, comme tout outil scientifique à notre disposition.
  • Des conditions minimales doivent toutefois être remplies : l'utilisation des versions les plus récentes est essentielle, car les normes évoluent et, semble-t-il, augmentent.
  • Le psychologue doit être formé et capable d'avoir une vision critique à propos des résultats chiffrés obtenus.
  • Il est donc recommandé de faire appel à des psychologues reconnus. La FSP et l'AVP peuvent conseiller les consultants à ce sujet.

E. Détecter précocement les pathologies graves et les troubles du développement ainsi que les troubles de la personnalité, chez tous les enfants y compris les enfants surdoués, dyslexiques ou souffrant de Tdah :

Un diagnostic est avant tout une référence. Les niveaux de gravité étant très différents et l’interaction d’un trouble avec les caractéristiques de l’enfant étant très variables d’un sujet à l’autre, il est essentiel de ne pas faire des portraits-robot . L’enfant est un individu en croissance et nous devons l’aider à se développer harmonieusement, le plus important c’est de comprendre son fonctionnement afin d’orienter l’éducation, la pédagogie et les éventuelles thérapies à mettre en place.

Chez l’enfant surdoué : les diagnostics sont plus difficiles à faire car la haut potentiel peut masquer des pathologies graves telles que les troubles envahissants du développement dont, notamment, le Syndrome d’Asperger.

Mais ce qui doit nous guider avant tout pour déterminer la nécessité de réaliser un bilan psychologique, chez tous les enfants, reste avant tout la souffrance de l’enfant et/ou de son entourage. En effet, certaines pathologies, non seulement génèrent une souffrance importante pour l’enfant, mais peuvent s’avérer très difficiles à gérer pour les parents.

Contrairement aux idées reçues, les parents sont rarement la cause de ces troubles du développement. Toutefois, leurs réactions, leurs attentes irréalistes et leurs pathologies propres peuvent aggraver l’état de l’enfant mais aussi, dans le cas d’attitudes positives bienveillantes et soutenantes, favoriser la meilleure construction possible de leur personnalité. Les abus sous toutes ses formes (sexuels, émotionnels, physiques) peuvent amener l’enfant à développer des pathologies graves, y compris des retards de développement et des troubles d’allure psychotique et sont à considérer à part. En effet, les mauvais traitements (abus ) touchant à l’enfant et à son entourage (dont la violence domestique) génèrent un stress grave, notamment chez le nourrisson et le jeune enfant.

C’est donc pour cette raison que le psychologue a le devoir de signaler toute suspicion d’abus, de mauvais traitement ou de négligence selon l’article 26 de la loi sur la protection des mineurs.
www.unil.ch/ome/page34300.html

F. Pourquoi un bilan psychologique peut-être nécessaire pour l’adulte ?

De nombreux adultes surdoués relatent un parcours scolaire et socio-relationnel difficile. Il s’agit de personnes pour les quelles le haut potentiel intellectuel n’a pas été détecté au cours de la scolarité et qui peuvent avoir souffert d’incompréhension, du sentiment de différence, voire de rejet. Certains ont échoué dans leurs projets scolaires et professionnels alors qu’ils en avaient largement les compétences mais ce parcours les a amenés à douter de leurs capacités et à se construire une mauvaise estime de soi. Pour d’autres, les choix scolaires en totale contradiction avec leur niveau intellectuel, les ont amenés à un sentiment de " ne pas être à leur place " et souvent, d’ennui dans les professions exercées.

Pour certaines personnes, les échecs répétés (aussi bien sur le plan professionnel que socio-relationnel), le sentiment de ne pas utiliser leurs compétences, peuvent s’expliquer par des troubles de l’attention (avec ou sans hyperactivité), du langage écrit ou autres difficultés d’apprentissage non détectées au cours de leur parcours scolaire. Ces difficultés ont souvent remis en question leur image de soi et la confiance en eux-mêmes.

Finalement, les adultes surdoués sont aussi nombreux à avoir bien réussi scolairement et professionnellement mais ils ressentent souvent le décalage voire l’incompréhension des autres envers eux et vice-versa.

Une meilleure compréhension de leur passé leur permet de retrouver ce qu’ils sont et le bilan psychologique fait partie intégrante de cette démarche.


"l'enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres; rien n'est moins censé que d'y vouloir y substituer les nôtres"

Jean-Jacques Rousseau


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